Le P'tit Lutin du Centre Bretagne

13 décembre 2018

LE CHANT MIGNON QUI ALLUCINE EUGÈNE...

 

Eugène se souvenait d'avoir vu autrefois

Sur une feuille déjantée l'histoire d'une fermière

Qui fit grande sensation comme on en lit parfois

Ecrit dans les journaux et même en page première.

 

Elle s'appelait Lucie et vivait en campagne

Loin du tracas des jours, de la ville et du bruit

Avec son homme, Samson, dont elle était compagne

Et qui lui fit les pieds pour récolter le fruit.

 

Souvenez-vous chers amis des excroissances bizarres

Qui peuplaient les orteils de ses pieds si mignons

Barthélémy COZ l'expert fut convoqué dare-dare

Et annonça sans ambages le nom des champignons.

 

« L'hallucinus-lucis-micos est une rare moisissure

Qui prend parfois naissance au fond des sabots de bois,

Quand la semelle de paille victime d'une fissure

Se pare d'humidité et pourrit sous les doigts. »

 

Et le génial toubib leur fit une confidence

En disant que la chose n'étant pas coutumière

Ils pourraient en tirer une corne d'abondance

Dès lors qu'ils en feraient une récolte régulière.

 

« Car ce bourgeonnement qui, pour paraître étrange,

N'en est pas pour autant dépourvu de bon goût ;

Ajouté à l'omelette, il donnerait un mélange

Tout aussi gustatif qu'un délicieux ragoût. »

 

Qu'en est-il donc resté de cette histoire barbare

Sinon une chanson qui fit le tour des rues,

Et qu' Eugène entendit quelque fois dans les bars

Transmise comme les légendes à jamais disparues.

 

Et depuis,

 

Quand les soirs de bamboche il revit le passé

Et pense aux champignons à la Lucie Nogène

Quand le cidre et le pinard le forcent à rêvasser,

C'est bien ce chant mignon qui hallucine Eugène.

 

Albert Nic du Rocher

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11 décembre 2018

UN ESPOIR, DES ESPOIRS...

LES JEUX SONT FAITS... MAIS RIEN NE VA PLUS !

Il suffirait parfois, pour joindre les deux bouts,
Que les dieux du bonheur daignent se pencher sur nous.
Mais la vie est un jeu où la roue d'espérance,
Semble souvent figée, loin du cran de la chance.

Ne désespérons pas, car il est un endroit,
Où, plus qu'ailleurs peut-être, pour un esprit adroit
La fortune peut sourire, si oui, on la provoque,
Ne laissant au hasard, plus aucune équivoque.

Que ce soit chez François, chez Ernest ou ailleurs,
Vous y verrez une salle où étudient, penseurs,
Nombre de nos semblables qui fixent, tout en rêvant,
Le chiffre du bon tuyau, sûr qu'il est gagnant.

Mais l'évènement passé, le réel est tout autre,
Le cheval qu'on voyait ne fut pas bon apôtre.
Au but, il était loin, en fin d'une troupe éparse,
Nous déguisant encore en dindons de la farce.

Pour ce genre de produit, Jojo est un expert,
Confiez-vous donc à lui, lui qui jamais ne perd.
Il saura vous guider dans les arcanes secrètes,
Des intuitions subtiles, et des valeurs concrètes.

Comment fait-il, ce diable, pour toujours deviner,
Les numéros gagnants, le fait-il à vue de nez ?
Il nous paraît plutôt que, pour être si certain,
Il doit savoir les lire dans une boule de crottin.

C'est vrai, il en est d'autres qui nous vendent du papier,
Entière source de fortune et de notoriété.
Mais à bien regarder, les bonus sont si rares,
Qu'on croit leurs connaissances venues de Vaugirard.

Aller ! courez-y vite chez l'expert du banco,
Les moindres de vos sous s'y développeront franco.
Hésiter, c'est renier des instants de vie belle,
Ce serait préférer les mettre à la poubelle.

Et si la mise est bonne, vous n'oublierez jamais,
De remercier votre hôte, même s'il n'en peut mais...
Il ne saura dire non, l'acceptant en entier,
Comme une offre du coeur, celle de l'amitié.

 

Albert Nic du Rocher

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10 décembre 2018

VOIX SANS ISSUE...

L'ENNUI DES ETOILES FILANTES

 Pour faire partie du monde des stars
Plus la peine de savoir chanter
L'académie des oiseaux rares
S'occupent de nous les fabriquer.

Il est un monde de gigolos
Qui règne en maître sur le show-biz
Une sacrée bande de rigolos
Qui faussent le jeu, qui fauchent la mise.

Malheur à ceux voulant leur nom
Accroché tout en haut de l'affiche
Ils n'auront même pas de surnom
Et ne vivront que de pourliche.

Ils auront pourtant misé le gros lot
Aiguisant sans fin leurs cordes vocales
Par tyroliennes, par trémolos,
A se faire flipper les amydales.

L'un prit pour nom Henri Tournelle
Qu'accompagnait Jules au piano
Il fit même un duo, le soir aux chandelles
Avec la diva Louise-Marie Annaud.

Ses textes étaient de la poésie
De celle qui berça notre enfance,
Une pleine vérité, sans hérésie
A faire pâmer notre douce France.

Et sa musique, pure mélodie
Semblait venir du fond des âges
Ignorant cette cacophonie
Sortie, nul doute, d'esprits sauvages.

Mais quand il vit les marionnettes
Fabriquées par l'académie,
Il comprit bien que ces girouettes
Du jeu truqué, gagneraient le prix.

Entendez donc que ces foires-fouille
Ne servent que des rigolos,
Ceux qui s'en mettent plein les fouilles,
Comme savent le faire les gigolos.

 

Alors je pense aux stars d'un jour,
Mises en confiance sans moindre doute,

Celles qui demain et pour toujours
Peupleront le bord de la route.


Quant à l'étoile des temps nouveaux,
Sachez que ses jours, ses semaines,
Seront comptés comme pour les veaux
Que les abattoirs toujours nous prennent.

Si notre diatribe vaut un conseil
C'est bien celui de vous prévenir,
Gardez vous donc d'un sort pareil
En gérant seul votre avenir.

 

Albett Nic du Rocher

 

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LA LOUVE ET LE PIGEON-GUEUX

Une louve mercantile à l'esprit de carrière,

Croisant un pigeon-gueux qui n'avait que dix sous,

L'invita tout de même dans sa riche tanière

« Pour au magot, dit-elle, éviter d'être dissous. »

 

« Vous y serez reçu avec de belles manières

Nous saurons au plus juste nous occuper de vous

Dans notre antre spéciale, sans aucune prière

Fructifieront vos pièces pour un avenir plus doux. »

 

L'emplumé colombin, remit à la taulière,

Son trésor que la vie lui avait fait de tout

Et revint plein d'espoir au fond de sa chaumière

Attendre des jours meilleurs, pour lesquels tout se joue.

 

Mais les temps furent pénibles et par la guichetière

Le ramier déplumé lança un «  sauvez-nous... ! »

En retour il reçut réponse pleine et entière

Dont avis à passer en prenant rendez-vous.

 

« Nous sommes désolés, lui dit, froide et altière,

La louve racoleuse qu'aguichaient les dix sous,

Mais les frais de gestion n'ont fait en la matière

Que tarir votre crédit qui s'est trouvé dissous. »

 

S'en retournant alors, l'oeil humide en paupière,

Notre pigeon promit par devant et surtout,

Que c'est bien sous les draps de l'armoire fermière,

Qu'il garderait ses pièces, loin des regards du loup.

 

Morale

 

Qu'ils soient de relation, d'industrie, de la terre,

Les commerces d'argent sont des tanières de loups ;

Pires que les prédateurs en chaîne alimentaire,

Ils ne préservent rien, ni la chèvre, ni le chou.

 

 

Albert Nic du Rocher

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PÊCHEURS D'OPÉRETTE

 

Il est des anecdotes qui méritent d'être contées

Pour que chacun se plaise à en prendre connaissance

Car les actions d'éclat par certains démontrées

Sont des dons hérités du jour de leur naissance.

 

Ce jour de grande marée, à l'équinoxe d'automne

Jobic et Fanch ensemble s'en vinrent, bien décidés,

A parcourir l'estran, site bien moins monotone

Que quelques bouts de champs, si souvent visités.

 

L'un portant un havenet* qu'il tenait fier et haut

Semblait être un pèlerin partant en troménie*

L'autre suivait avec peine harnaché en héraut

Tel qu'autrefois les preux aux temps de la chevalerie.

 

Ainsi par roches et sable nos pêcheurs d'opérette

Couraient la marée basse, parfois utilisant

La ventouse amenée empruntée aux toilettes

Pour forcer, croyaient-ils, un trop récalcitrant.

 

Dans une flaque d'eau par la mer délaissée

Une crevette esseulée semblait une proie facile

Mais chaque tentative par l'un-l'autre essayée

Fut réduite à néant faute de main agile.

 

Dérapant tout à coup sur une algue un peu rase

Fanch sans délicatesse posa son arrière-train

Sur quelques bigorneaux qui traînaient sur la vase

Et sut même les garder, menu du lendemain.

 

Job avait remarqué près d'un trou sous la roche

Un amas de coquilles lui disant qu'il fallait,

Bien y glisser la main mais le poulpe d'humeur moche

Lui déguisa le membre en bras de sénégalais.

 

Ils s'essayèrent encore aux coques et aux palourdes

Dont quelques spécimens leur auraient bien permis

De ne pas à passer entièrement pour des gourdes

Si à l'Abri Côtier ils croisaient des amis.

 

Mais comme le temps pressait et le flot revenant

Ils battirent en retraite vers le haut de la dune

Marris d'être bredouilles et la tronche à l'avenant

Jurant qu'en matériel ils ne mettraient plus une tune.

 

Que faut-il donc penser de ces deux d'opérette

Qui croyaient que l'estran n'avait d'yeux que pour eux

Sinon qu'avant de se lancer dans la chasse aux crevettes

Chez Albert, prendre conseils eût été beaucoup mieux.

 

                                                                  Albert Nic du Rocher

 

* troménie : procession en Bretagne ; havenet : autre nom de l'haveneau.

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05 décembre 2018

LA CHANSON DES BULOTS

 

 

C'est le fruit de mer du prolétaire

Qui se machouille à l'apéro

Et qui fait risquer aux vieilles molaires

De se retrouver sur le carreau.

« C'est quoi ce truc, dit le grand-père

Qui a mis en branle ses vieux chicots

« J'ai mastiqué près d'une heure entière

J'peux toujours pas avaler le cadeau. »

 

Et les convives tous solidaires

Répliquent en cœur, fort et haut

« T'en fais donc pas, mon vieux pépère

Ce bout de chewing-gum, c'est du bulot. »

 

Comme autre martyre il y a la mère

Qui, la larme à l'oeil, presque en sanglots

Tâte le buccin et se désespère

D'avoir à croquer le doux morceau.

Et c'est l'estomac au bord des lèvres

Qu'elle se décide et se jette à l'eau

Faisant glisser non sans manières

Le gastéropode dans son goulot.

 

Et les convives tous solidaires

De l'encourager fort et haut

« Enfourne-le, vas-y la mère

Ce bout de chewing-gum, c'est du bulot ».

 

Mais il y en a d'autres qui, comme le père

Devant le festin, n'manquent pas de culot

Et s'les embouchent toujours par paire,

Même s'ils ne sont que cuits à l'eau.

Il avoue même qu'il les préfère

Sans court-bouillon, sans rien, pas beaux,

Et les avale, face à la mère,

En lui disant : « Et v'là le boulot ! »

 

Et les convives tous solidaires

De l'applaudir fort et haut

Tout en criant : « Chapeau le père !

Vive l'apéro, vive les bulots... »

 

Albert Nic du Rocher

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RATS DES VILLES ET RATS DES CHAMPS

 

 

Voici contée l'histoire de quelques scélérats,

Rats des bourgs s'il en est, rats des champs s'il en fut

En ville ou en campagne comme le sont les rats

Ils savent flairer les choses et se mettre à l'affût.

 

L'avarice est cet art cultivé par certains

Qui amassent toute un vie, se croyant éternels

Mais en fin de parcours, tous ces efforts sont vains

Car la tombe et l'argent n'ont rien de fraternels.

 

Il y eut ce Léonard qui pour être à la page

D'un vieil épouvantail détourna le chapeau

Pour remplacer le sien issu d'un héritage

Et qui depuis vingt ans protégeait sa vieille peau.

 

Les jumeaux DERAPIA ne valaient pas bien mieux

Ils possédaient ensemble un seul et même costume

Qu'ils sortaient en solo hormis par temps pluvieux

De peur qu'il ne ternisse au contact de la brume.

 

Lorsque les jours de foire ils allaient comme il sied

Essayer d'écouler salades et poireaux

Tour à tour ils faisaient sur deux roues ou à pied

Une partie du trajet, n'ayant qu'un seul vélo.

 

Au notaire consulté pour faire leur testament

Les deux pingres ordonnèrent que des mots furent rayés

Tel « je donne, je lègue.. ». avec pour remplacement

La formule «  j'avance, jusqu'au jugement dernier... »

 

Et que dire de cet autre qui se sentant fébrile

Fit venir le médecin pour une consultation

Trois saignées sont prescrites mais ce radin débile

Exigea qu'en une seule fut faite la ponction.

 

Son choix était guidé par l'idée de n'avoir

Qu'à payer une fois la venue du soignant

Mais l'acte lui fut fatal et ne put lui valoir

Qu'un saut dans l'au-delà victime d'un trop saignant.

 

Ah ! nous pourrions vous dire de ces grippe-sous serviles,

De ces pingres, de ces ladres, de ces chiens, de ces rats,

Qui amassent, qui entassent, en campagne comme en ville

Et ne méritent qu'un nom, celui de scélérats.

 

Retenons s'il vous plaît de ces modestes lignes

Qu'il n'est point nécessaire toute une vie durant

D'adorer le veau d'or et autres dieux insignes

Quand en fin de parcours il faut sortir du rang.

 

Albert Nic du Rocher

 

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LA SIRÈNE DE LA BAIE

 

 

Nanard se promenant l'autre jour sur la grève

Entendit tout à coup comme un chant mélodieux

Qui porté par le vent lui fit se dire : « Je rêve,

Ces bruits ne sont émis que par la voix des dieux. »

 

Ayant prêté l'oreille avec plus d'attention

Et cherché du regard un indice qui accroche

Il crut bien que l'appel était une intention

De la silhouette devinée installée sur une roche.

 

Il n'osa s'approcher au plus près pour bien voir

Et revint au bercail raconter à Huguette

Ce qu'il avait vécu, sûr qu'elle voudrait savoir

En détails ces nouvelles dont on sait qu'elle les guette.

 

Et conta donc la vision avec un commentaire

Imitant même l'appel en forme d'invitation

Qu'il avait su entendre et qu'il ne saurait taire

Car il sonnait en lui comme une belle tentation.

 

« Tu lis trop de romans lui dit, presque en colère

Le tambour du quartier relais d'informations

Tu ne voudrais pas quand même qu'on se moque de ta mère

Si elle raconte la chose sans autres affirmations ! »

 

Comme le fils persistait, ils revinrent de conserve

Vers la roche à fleur d'eau où était apparue

Un peu loin il est vrai mais sans aucune réserve

Une étrange silhouette désormais disparue.

 

« C'est sûr, je l'ai vue là et entendu sa voix,

C'était comme un appel, comme celui d'une sirène

Qui voulant sans nul doute à tous montrer la voie

M'invitait d'être roi comme elle est aussi reine.

 

« Ah pour être le roi il n'en peut être un autre

Dit Albert du Rocher du haut de son perchoir

Mais la seule couronne qui peut te faire apôtre

Chez les collègues loufoques c'est celle d'un entonnoir. »

 

Alors, méfiez-vous...

 

Entendre au bord de mer l'appel d'une sirène

Ne doit pas pour autant vous faire bondir sur pieds

Car cette belle partition que le vent vous ramène,

N'est peut-être que l'écho de celle des pompiers.

 

Albert Nic du Rocher

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22 novembre 2018

UNE RENCONTRE LOUFOQUE...

LE LOUP ET LE PHOQUE

 

Un jeune loup de la baie qui cherchait nourriture

Vit sur un banc de sable un phoque gris qui veillait

A ne pas se faire prendre les poissons de friture

Gisant à ses côtés pendant qu'il sommeillait.

 

« Eh ! Gros tas...  fit la bête perchée sur un rocher

J'ai une faim de loup et j'te vois du surplus.

Peut-être pourrais-tu m'aider à décrocher

Cette crampe d'estomac qui ne me quitte plus ? »

 

« J'ai couru prés et landes et même pas un chaperon

Ni un agneau du jour à me mettre sous les crocs

Alors si tu voulais bien me garnir le chaudron

Je te revaudrai ça, un de ces quatre, sans accrocs...»

 

« Je suis seule sur l'endroit et ce n'est pas marrant

Dit le sac à moustaches, se dressant comme il peut

Mais je suis bien d'accord pour t'filer cinq harengs

Si tu viens jusque là me réchauffer un peu. »

 

« Par ma queue, ditle loup, que ne faut-il donc faire

Pour apaiser sa faim lorsqu'on est aux abois ?

Mais trêve de ma conscience, ce n'est pas une affaire

Et bon, ça me soulagera avant le retour au bois... »

 

La correction oblige à ne pas raconter

Ce qui put se passer ce jour-là sur le sable

Mais que voulez-vous qu'il soit lorsqu'on offre à monter

Et gagner en surplus de quoi se mettre à table ?

 

Les gens dans le pays content à qui veut l'entendre

L'histoire de cette rencontre et du loup et du phoque

Mais s'obligent malgré tout à ne jamais prétendre

Qu'ils en sont descendants pour être aussi loufoques.

 

Alors,

 

Si vous passez un jour vous aussi par la grève

Et qu'un loufoque vous croise coiffé d'un entonnoir,

C'est bien un nouveau fruit du croisement qui, sans trêve

Se complaît dans l'humour pour combattre le noir.

 

Albert Nic du Rocher

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QUI CHERCHE TROUVE...

UN LOUFOQUE EN BALADE...

 

Job avait ouï dire que sur les terres australes

Vivait une parenté dont la souche génétique

Lui fut peut-être transmise par les suites ancestrales

D'un marin voyageur au parcours chaotique.

 

Il fouilla dans les livres, s'enquit sur Internet,

Posa mille questions mais n'eut point de résultat

Qui eût pu sur son cas lui donner le cœur net

En clarifiant enfin les causes de son état.

 

La chose le décida à faire le grand voyage

Qui saurait lui fournir les réponses espérées

Il partit donc au sud avec dans son bagage

Les renseignements utiles aux justesses avérées.

 

Sur place il fut reçu par le chef coutumier

Et tenta d'expliquer l'objet de sa venue

Mais les gestes et mimiques qu'il crut bon d'employer

Ne furent que belles causes d'une grande déconvenue.

 

L'autochtone possédait cette face d'aborigène

Que l'on croit descendu tout droit d'un Cromagnon

Et Job se demandait avec une certaine gène

Si du même arbre de sa vie était ce compagnon.

 

C'est vrai se disait-il qu'il avait en Bretagne

Un vieil oncle au faciès d'une belle similitude

Les naseaux tel un groin et le poil en castagne

N'en faisant jamais cas, ceci par habitude.

 

Ayant enfin trouvé pour le dire l'interprète

Notre australopithèque lui confia tout de go

Qu'il existe également pour autant qu'on lui prête

Un cousin éloigné qu'on appelle le dingo.

 

Ça y est pensa Jobic, me voilà informé

Sur ce passé lointain qui me faisait défaut

Je saurai désormais en quoi je suis formé

Un dingo-érectus mâtiné comme il faut.

 

Et toi aussi comme Jobic,

 

Si tu recherches tes racines, les voulant divulguer

Inutile d'en faire cas puisqu'il y aura toujours

Une branche à ton arbre qu'il faudrait élaguer

Sauf à avoir l'air d'un c.. jusqu'à la fin des jours.

 

Albert Nic du Rocher

 

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